le festin
Compagnie
Anne-Laure Liégeois
 
 

Entreprise

Déclinaison en 3 pièces d’entreprise

JACQUES JOUET | LE MARCHÉ (2020)

RÉMI DE VOS | DÉBRAYAGE / L'INTÉRIMAIRE (1995-2000)

GEORGES PEREC | L’AUGMENTATION (1968)


Mise en scène Anne-Laure Liégeois

Avec Jérôme Bidaux, Olivier Dutilloy, Anne Girouard
Collaboration à la scénographie Anne-Laure Jullian de la Fuente, François Corbal
Création lumière Guillaume Tesson
Costumes Séverine Thiébault
Vidéo des intermèdes Grégory Hiétin
Conseils son-vidéo Guillaume Monard
Assistanat à la mise en scène Camille Kolski
Régie lumière et régie son Patrice Lechevallier
Régie plateau Astrid Rossignol
Administration, diffusion Mathilde Priolet
Chargée de production Marguerite de Hillerin
 

Dates passées



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Production Le Festin – Compagnie Anne-Laure Liégeois

Coproductions 

Le Volcan – Scène nationale du Havre / Le Cratère – Scène nationale d’Alès / Maison de la Culture d’Amiens – Pôle européen de création et de production / Théâtre de l'Union - CDN du Limousin / Théâtre 71 – scène nationale de MalakoffLes Trois T – Scène conventionnée de Châtellerault.

Avec l'aide à la création de la SPEDIDAM.

 

 

Le texte "L’Augmentation" de Georges Perec est publié aux éditions Hachette Littérature.

Les textes "Débrayage" et "L’Intérimaire" sont publiés aux éditions Actes Sud-Papiers.

Le texte "Le Marché" est à paraître aux éditions esse que.

 
Presse

Entreprise, son univers impitoyable  article d'Olivier Frégaville-Gratian d'Amore dans l'oeil d'Olivier

Visions plurielles de l'entreprise article de Caroline Chatelet dans sceneweb

De redoutables machines à jouer article de Jean-Pierre Han dans Frictions

La très grande entreprise d'Anne-Laure Liégeois article de Guillaume Lasserre dans Médiapart

Open space en apesanteur article de Noémie Régnaut dans i/o gazette

Entreprise de Jacques Jouet, Rémi de Vos et Georges Perec mis en scène par Anne-Laure Liégeois article de Manuel Piolat Soleymat dans La Terrasse

Toute la revue de presse à télécharger

 

Dire ce qui fut et inventer ce qui sera (mais pas que)

Quand parler du « travail » (celui associé systématiquement à Sisyphe, malheureux supplicié à l’éternel labeur), quand parler du travail tient au ventre...

Est-ce un goût de l’espace du bureau ou de l’usine, comme un plaisir esthétique (goût qui entraîne vers les photographes Lars Tunbjörk ou Henri Cartier-Bresson, quand il photographie les chaînes chez IBM, en peinture vers Caillebotte ou Courbet - on peignait plus le travail au XIXe siècle qu’au XXIe -) ?

Est-ce le seul sens possible à ma lutte pour l’humain, fondement de mon propre labeur ?

Est-ce la résolution en acte de la phrase - toujours répétée - de Don Juan : « il faut faire et non pas dire », se déclinant en « je suis ce que je fais », et se faisant fondre « faire » dans « être », et réciproquement ?

Est-ce lié à une conscience intime de classe ? Une nécessité toujours de revenir à l’origine ? 

Le fait est que j’y reviens toujours. Comme je reviens aux élisabéthains ou aux corps torturés des êtres. 

Revenir à un désir en se demandant toujours ce qui fait maintenant la nécessité absolue de créer : le rire - parler du monde toujours mais enfin en riant, - après des moments éprouvants où harcèlement sexuel flirtait avec folie dans l’épisode Lenz, où fraternité, égalité et liberté étaient avouées en berne dans les épisodes On aura tout et Veillée de l’humanité le goût du jeu, c’est-à-dire cet esprit joueur qui fait construire des systèmes - depuis Embouteillage jusqu’à Roméo et Juliette ; l’équipe resserrée et recréée (retrouver Anne Girouard et Olivier Dutilloy ensemble sur le plateau) ; évidemment la lutte, puisque le théâtre, c’est bien connu, est outil de révolution (je t’aime Révolution tu es ma folie positive, tu es ma poésie active, écrit presque en ces termes Jean Sénac) et bien sûr, on l’a vu, le thème du travail. Ingrédients réunis.

Donc recette : pour Jérôme Bidaux, Anne Girouard et Olivier Dutilloy , commander un texte à un auteur joueur, un oulipien, ou autre animal amateur de mots, et penseur du monde ; commander un texte dont le cadre sera l’entreprise - car on gardera l’usine pour l’adaptation prochaine pour le plateau, du roman d’Arno Bertina Des châteaux qui brûlent - ; et pour s’amuser à construire et attiser le charbon brûlant qu’est l’esprit du programmateur qui cherche toujours à étonner, à ravir le spectateur et l’entraîner dans des aventures ludiques : joindre à cette commande Jacques Jouet (made in 2020), deux pièces à succès L’Augmentation de Georges Perec et Débrayage L’Intérimaire de Rémi de Vos. Ainsi on se retrouvera face à un « appareil » composé de trois éléments traitant, par le rire, du travail en entreprise. «Triptyque Entreprise» : pour d'aujourd'hui à hier, interroger le travail et le secteur tertiaire et observer ce que cette juxtaposition de textes nous dit de notre rapport au labeur.

Anne-Laure Liégeois