le festin
Compagnie
Anne-Laure Liégeois
 
 

Entreprise

Déclinaison en 3 pièces d’entreprise

Jacques Jouet Le Marché (2020)

Rémi De Vos L'Intérimaire (1995)

Georges Perec L’Augmentation (1968)


Mise en scène Anne-Laure Liégeois

Avec Jérôme Bidaux, Olivier Dutilloy, Anne Girouard
Collaboration à la scénographie Anne-Laure Jullian de la Fuente, François Corbal
Création lumière Guillaume Tesson
Costumes Séverine Thiébault
Vidéo des intermèdes Grégory Hiétin
Assistanat à la mise en scène Camille Kolski
Régie lumière et régie son Patrice Lechevallier
Régie plateau Astrid Rossignol
Administration, diffusion Mathilde Priolet
Chargée de production Marguerite de Hillerin
 

Prochaines dates



Du 07 janv. 2020 au 10 janv. 2020 - Entreprise
Le Volcan - Le Havre


Du 14 janv. 2020 au 16 janv. 2020 - Entreprise
Théâtre de l'Union - Limoges


le 25 janv. 2020 - Entreprise
Les Trois T - Scène conventionnée de Châtellerault - Châtellerault


Du 28 janv. 2020 au 01 févr. 2020 - Entreprise
TDB - Théâtre Dijon Bourgogne - Dijon


Du 04 févr. 2020 au 06 févr. 2020 - Entreprise
Maison de la Culture d'Amiens - Amiens


Du 11 févr. 2020 au 13 févr. 2020 - Entreprise
Le Théâtre - Scène nationale de Saint Nazaire - Saint Nazaire


le 29 févr. 2020 - Entreprise
Théâtre de l'Agora - Evry


Du 04 mars 2020 au 07 mars 2020 - Entreprise
Le Cratère - Alès


Du 18 mars 2020 au 26 mars 2020 - Entreprise
Théâtre 71 - Malakoff


le 31 mars 2020 - Entreprise
Le Manège/Mons - Scène transfrontalière - Maubeuge


 
  

Production Le Festin – Compagnie Anne-Laure Liégeois

Coproductions 

Le Volcan – Scène nationale du Havre / Le Cratère – Scène nationale d’Alès / Maison de la Culture d’Amiens – Pôle européen de création et de production / Théâtre de l'Union - CDN du Limousin / Théâtre 71 – scène nationale de MalakoffLes Trois Théâtres – Scène conventionnée de Châtellerault.

 

 

Le texte "L’Augmentation" de Georges Perec est publié aux éditions Hachette Littérature.

Le texte  "L’Intérimaire" est publié aux éditions Actes Sud-Papiers.

 

Dire ce qui fut et inventer ce qui sera (mais pas que)

Quand parler du « travail » (celui associé systématiquement à Sisyphe, malheureux supplicié à l’éternel labeur), quand parler du travail tient au ventre...

Est-ce un goût de l’espace du bureau ou de l’usine, comme un plaisir esthétique (goût qui entraîne vers les photographes Lars Tunbjörk ou Henri Cartier-Bresson, quand il photographie les chaînes chez IBM, en peinture vers Caillebotte ou Courbet - on peignait plus le travail au XIXe siècle qu’au XXIe -) ?

Est-ce le seul sens possible à ma lutte pour l’humain, fondement de mon propre labeur ?

Est-ce la résolution en acte de la phrase - toujours répétée - de Don Juan : « il faut faire et non pas dire », se déclinant en « je suis ce que je fais », et se faisant fondre « faire » dans « être », et réciproquement ?

Est-ce lié à une conscience intime de classe ? Une nécessité toujours de revenir à l’origine ? 

Le fait est que j’y reviens toujours. Comme je reviens aux élisabéthains ou aux corps torturés des êtres. 

Revenir à un désir en se demandant toujours ce qui fait maintenant la nécessité absolue de créer : le rire - parler du monde toujours mais enfin en riant, - après des moments éprouvants où harcèlement sexuel flirtait avec folie dans l’épisode Lenz, où fraternité, égalité et liberté étaient avouées en berne dans les épisodes On aura tout et Veillée de l’humanité le goût du jeu, c’est-à-dire cet esprit joueur qui fait construire des systèmes - depuis Embouteillage jusqu’à Roméo et Juliette ; l’équipe resserrée et recréée (retrouver Anne Girouard et Olivier Dutilloy ensemble sur le plateau) ; évidemment la lutte, puisque le théâtre, c’est bien connu, est outil de révolution (je t’aime Révolution tu es ma folie positive, tu es ma poésie active, écrit presque en ces termes Jean Sénac) et bien sûr, on l’a vu, le thème du travail. Ingrédients réunis.

Donc recette : pour les deux comédiens auxquels s’adjoindra un troisième, commander un texte à un auteur joueur, un oulipien, ou autre animal amateur de mots, et penseur du monde ; commander un texte dont le cadre sera l’entreprise - car on gardera l’usine pour l’adaptation prochaine pour le plateau, du roman d’Arno Bertina Des châteaux qui brûlent - ;  et pour s’amuser à construire et attiser le charbon brûlant qu’est l’esprit du programmateur qui cherche toujours à étonner, à ravir le spectateur et l’entraîner dans des aventures ludiques : joindre à cette commande made in 2020, deux pièces à succès (!) L’Augmentation de Perec (made in 1968) et L'Intérimaire (made in 1995). Ainsi on se retrouvera face à un « appareil » composé de trois éléments traitants, par le rire, du travail en entreprise. « Triptyque Entreprise ». Ou comment être de son temps, en faisant œuvre de Développement durable par cette incorporation de deux épisodes (joués en « décentralisation » dans un dispositif scénique léger) importants de la vie de la compagnie - importants par ce qu’on a pu vivre avec les spectateurs lors des représentations - et en faisant œuvre de création par cette écriture du moment, interrogation du travail et du secteur tertiaire, posée à l’aune de deux textes qui ont aujourd’hui respectivement et respectueusement 50 ans et 20 ans. Et finalement jouer en inventant des déclinaisons.