le festin
Compagnie
Anne-Laure Liégeois
 
 



L'Augmentation
de Georges Perec
Mise en scène Anne-Laure Liégeois

avec Olivier Dutilloy, Anne Girouard
Création lumière Guillaume Tesson
Costumes Séverine Thiébault
Assistanat à la mise en scène Camille Kolski
Administration, diffusion Mathilde Priolet
 

Prochaines dates



Du 25 nov. 2020 au 29 nov. 2020 - L'Augmentation
Théâtre 14 - Paris


 

Dates passées



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Création le 07 janvier 2020 au Volcan Scène nationale du Havre

Une deuxième version du spectacle a été Créée le 13 mars 2007 au Centre dramatique national de Montluçon / Région Auvergne

Une première version du spectacle a été montée en 1994


Production Le Festin – Compagnie Anne-Laure Liégeois

 

Coproductions Le Volcan – Scène nationale du Havre / Le Cratère – Scène nationale d’Alès / Maison de la Culture d’Amiens – Pôle européen de création et de production / Théâtre de l'Union - CDN du Limousin / Théâtre 71 – Scène nationale de Malakoff Les Trois Théâtres – Scène conventionnée de Châtellerault.

Avec l’aide à la création de la SPEDIDAM.

 

L’augmentation ou « comment, quelles que soient les conditions sanitaires, psychologiques, climatiques, économiques ou autres, mettre le maximum de chances de son côté en demandant à votre chef de service un réajustement de votre salaire ».?Pour obtenir une augmentation, il faut d’abord parcourir un long couloir percé de trous, il faut que : la secrétaire du chef de service soit là et de bonne humeur, que le chef de service soit là aussi, qu’il entende quand on frappe et dise d’entrer, qu’il propose ou non un siège, qu’il écoute, puis se laisse convaincre, jusqu’à concéder l’augmentation, du moins qu’il en parle, à son tour à son chef de service...

Un homme et une femme comme à la Création. Mais ce n’est pas le paradis terrestre. Ils sont collègues de bureau, parfois solidaires, parfois adversaires. Endossant tour à tour le rôle du patron sourd ou compatissant, tortionnaire moral absent, puis celui de l’employé à l’air remonté ou abattu. Tantôt vainqueurs et tantôt vaincus, ils répétent inlassablement les mêmes gestes et les mêmes mots.?La scène et la salle ne sont plus qu’un couloir. la confiance en l’individu s’enfonce dans l’épaisseur de la moquette grise, les rêves et les espoirs s’écrasent sur les murs blanc sale. L’homme et la femme sont de la couleur de la pâte à modeler. La grise, celle faite de toutes les couleurs mélangées. On recommence, c’est le jeu, on leur redonne forme, on leur redonne vie, pour mieux les remettre en boule ensuite.